The Making of Monsters

John GreysonCanada35 minutes1991PGB&WEnglish

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In the early 1990s, Toronto-based filmmaker John Greyson seized upon a fraught subject — the recent murder of a gay teacher by several youths in a park — to create an experimental musical about homophobia and gay-bashing, as filtered through the anti-realist theories of Bertolt Brecht. Packed with images ranging from the audaciously provocative (a hockey-themed dance sequence featuring performers wearing goalie masks, jockstraps, and precious little else) to the winkingly absurd (Brecht himself makes an appearance — as a fish), The Making of Monsters is a hilarious deconstruction of the social-realist tradition and a reclamation of an urgent social issue from banal, movie-of-the-week purgatory.

— Matthew Hays

Au début des années 1990, le réalisateur torontois John Greyson s'est penché sur un sujet tendu : le meurtre récent d'un enseignant homosexuel par un groupe de jeunes dans un parc. Il en a fait un film musical expérimental sur l'homophobie et la violence envers les homosexuels, vues à travers la lentille des théories anti­réalistes de Bertolt Brecht. Débordant d'images allant de l'audacieuse provocation (une scène de danse sous le thème du hockey dans laquelle les danseurs ne portent guère plus que des masques de gardien de but et des suspensoirs) jusqu'au clin d'œil à l'absurdité (Brecht lui-même y fait une apparition - sous les traits d'un poisson), The Making of Monsters est une hilarante déconstruction de la tradition sociale-réaliste. Le film se réapproprie un enjeu social majeur qui sombrait dans le purgatoire des films banals présentés à la télévision.

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